Oui pour une visibilité BI …

800px-Bisexual_flag … a l’heure ou la Bisexualité est encore incomprise par certains, empreinte de préjugées et des suspicions de toutes parts, et ce au sein même de la communauté gay, ce qui cimente une BIphobie sans nom, qui ne cesse de créer un climat hostile à cette identité.

Porter un message d’encouragement sur la visibilité des personnes bisexuelles est plus que nécessaire pour dire non aux idées-reçues sur la bisexualité mais surtout aux stigmatisations et autres haines envers les personnes bisexuelles. Ce n’est ni une mode, ni une perdition !

Les bisexuel-le-s méritent dignités et le respect de leur personne et valeurs qu’ils/elles représentent comme tout être humain.

MOLI souhaite à toutes les personnes bisexuelles une bonne soirée de visibilité bisexuelle.
Célébrée le 23 septembre de chaque année, les activités de célébration de cette journée sont programmées pour une date ultérieure…

"Quand on est à l’aise avec sa sexualité, on a pas besoin de critiquer celle des autres" C.R.

Before Night Falls ( Avant la nuit )

Before Night Falls est basé sur l’autobiographie du poète et romancier cubain Reinaldo Arenas. Dans le film, Arenas, qui était ouvertement gay, est né en Oriente en 1943 et élevé par sa mère seule et ses parents, qui déménagent bientôt toute la famille à Holguín. Après avoir déménagé à La Havane dans les années soixante pour poursuivre ses études, Reinaldo commence à explorer ses ambitions, ainsi que sa sexualité. Après avoir reçu une mention d’honneur dans un concours d’écriture, Arenas se voit offrir la chance de publier son premier ouvrage. Grâce à son travail et d’amitié avec d’autres hommes ouvertement gays (comme Pepe Malas et Tomas Diego), Arenas parvient à se trouver.

Le climat politique à Cuba devient de plus en plus dangereux, et au début des années soixante-dix Arenas est arrêté pour agression sexuelle sur mineur, et pour publication à l’étranger sans autorisation officielle. Dans la prochaine décennie, Arenas est dans et hors de prison, et tente de quitter le pays à plusieurs reprises.

En 1980, Arenas quitte définitivement Cuba pour les Etats-Unis, commence une nouvelle vie avec son ami et amant Lazaro Gomez Carriles. Quelques années plus tard, Arenas est diagnostiqué avec le SIDA, et après avoir passé plusieurs années de souffrance, il meurt en 1990 avec l’aide de Lazaro.

Mélangeant la thématique d’une homophobie sponsorisée par l’Etat ainsi que celle du VIH dans la communauté gaie, ce film nous conduira à une réflexion sur une lutte effective et progressive contre l’homophobie ainsi que les stratégies à mettre en place en vue d’une résilience a l’intolérance.

RDV : Jeudi 16 Mai 2013, 17h30 au Centre Remuruka

17 Mai – Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie

ONUSIDA

Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie

Message du Directeur exécutif de l’ONUSIDA Michel Sidibé

GENEVE, 17 mai 2013 — Il y a plus de 30 ans, des homosexuels ont allumé la première étincelle qui a déclenché la riposte du monde à l’épidémie de sida. Grâce à l’audace et au courage des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres, nous avons pu constater des progrès extraordinaires contre le sida autour du monde.

Toutefois, la stigmatisation et la discrimination fondées sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre provoquent toujours de nouvelles infections à VIH et sont un obstacle aux efforts dans le domaine du traitement partout dans le monde.

Nous appelons les dirigeants politiques et communautaires à écarter les lois et pratiques sociales discriminatoires.

Le droit à la santé appartient à chaque individu. Chaque personne devrait avoir accès à la prévention, aux soins, au traitement et à l’appui concernant le VIH.

Aujourd’hui et chaque jour l’ONUSIDA se tient aux côtés de nos frères et soeurs LGBT pour un monde sans homophobie et sans transphobie.

Travaillons ensemble pour réaliser notre vision : un monde avec zéro nouvelle infection à VIH, zéro discrimination, et zéro décès lié au sida.
[FIN]

Contact

ONUSIDA Genève | Saya Oka | tél. +41 22 791 1552 | okas@unaids.org

ONUSIDA
Le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) guide et mobilise la communauté internationale en vue de concrétiser sa vision commune : « Zéro nouvelle infection à VIH. Zéro discrimination. Zéro décès lié au sida. » L’ONUSIDA conjugue les efforts de 11 institutions des Nations Unies – le HCR, l’UNICEF, le PAM, le PNUD, l’UNFPA, l’UNODC, ONU Femmes, l’OIT, l’UNESCO, l’OMS et la Banque mondiale. Il collabore étroitement avec des partenaires mondiaux et nationaux pour que la riposte au sida donne les meilleurs résultats possibles. Pour en savoir plus, consultez le site unaids.org, et suivez nous sur Facebook ( http://www.facebook.com/UNAIDS ) et Twitter (@UNAIDS) .

Petition | Burundi: Stop Silencing the Media

Petition | Burundi: Stop Silencing the Media

Compte rendu synthétique de la séance plénière du 19 avril 2013 relative à l’analyse et l’adoption du projet de loi portant modification de la loi no1/025 du 27 novembre 2003 régissant la presse au Burundi 

L’an deux mille treize, le dix-neuvième jour du mois d’avril, les sénateurs se sont réunis pour la cent quatre vingt-onzième séance de la quatrième législature sous la direction de Monsieur Gabriel NTISEZERANA, Président du Sénat, pour analyser et adopter le projet de loi portant modification de la loi no 1/025 du 27 novembre 2003 régissant la presse au Burundi. Les travaux de la séance qui avaient débuté à 16 heures 7 minutes ont vu la participation de 38 sénateurs et du Ministre des Télécommunications, de l’Information, de la Communication et des Relations avec le Parlement, Madame Léocadie NIHAZI qui avait représenté le Gouvernement.

Ouvrant la séance, le Président du Sénat a d’abord souhaité la bienvenue au Ministre et l’a ensuite invité à présenter l’exposé des motifs dudit projet de loi.

Dans son exposé, Madame le Ministre a fait savoir que ledit projet de loi vient combler un vide juridique observé dans le secteur de la presse. Il permettra aussi un contrôle efficace au profit des praticiens des médias, des pouvoirs publics et de la population gestionnaire des affaires du pays a-t-elle poursuivi. Elle a également indiqué que son contenu émane des préoccupations émises lors de la conférence des états généraux des médias et de la communication tenus à Gitega du 4 au 5 mars 2011.

Après cet exposé des motifs, la parole a été accordée à l’un des présidents des Commissions permanentes saisies conjointement au fond, le sénateur Samuel NDAYIRAGIJE, pour présenter le rapport desdites commissions suivi d’un débat d’ordre général.

A cette occasion, les questions qui ont attiré l’attention des sénateurs ont porté sur le niveau d’éducation exigé pour être journaliste, les amendes à infliger en cas de délit de presse ainsi que la durée de validité de la carte de presse d’un journaliste.

Abordant la question de niveau de licence exigé, il a été relevé qu’il serait difficile voire impossible pour ceux qui sont déjà en activités parce que cela demanderait beaucoup de moyens et que, ipso facto, certains journalistes risqueraient de perdre leur emploi par incompatibilité réelle. A cette inquiétude le Ministre a précisé que cette disposition est un amendement apporté par l’Assemblée Nationale pour améliorer les propositions du Gouvernement en vertu de ses prérogatives de légiférer. Elle a par ailleurs indiqué que l’expérience et les droits acquis seront tenus en considération.

S’agissant de la question en rapport avec les amendes qui seront infligées aux journalistes en cas de délit de presse et qui sont considérées par certains comme étant exorbitantes, Madame NIHAZI a indiqué que cela est de nature à diminuer sensiblement les abus qui se manifestent souvent dans ce métier.

Quant à la problématique sur la durée de validité de deux ans de la carte de presse, le Ministre a fait savoir que cette durée n’est pas un problème comme tel, étant donné que des procédures de renouvellement sont prévues par le même projet de loi.

Après tous ces éclaircissements le projet de loi a été adopté à raison de 32 pour, 2 contre et 4 abstentions sur un total de 38 votants dont 31 présents et 7 procurations,

La séance a été levée à 18 heures 33 minutes.

Source: Site Officiel du Sénat du Burundi  http://www.senat.bi/spip.php?article3371

Initiative – Participation des Minorités Sexuelles dans l’Examen Périodique Universel

Mouvement pour les Libertés Individuelles (MOLI) a le plaisir d’informer le lancement d’une petite initiative de trois (3) mois s’intitulant « Participation des Minorités Sexuelles dans l’Examen Périodique Universel ».

En effet, cette initiative a pour but de renforcer le plaidoyer pour l’abolition de la disposition 567 du code pénal du Burundi qui pénalise l’homosexualité et de tout autre texte réglementaire consacrant la discrimination des minorités sexuelles au Burundi.

Cette initiative consiste en des concertations avec les activistes et la communauté LGBTI dans l’analyse du rapport alternatif déposé plus tôt par la République du Burundi, la contribution des ONG burundaises et dans l’année 2012; et en une rédaction d’une déclaration qui sera faite lors du Groupe de Travail sur l’Egalite et Non-discrimination en faveur des Minorités Sexuelles au Burundi avec les parties prenantes au Burundi. Le but est principal de cette petite initiative est de mettre en place une stratégie de plaidoyer et de lobbying collective qui s’étendra sur quatre prochaines années comme un outil de suivi et de surveillance pour les recommandations découlant de l’examen périodique universel du Burundi qui a eu lieu en date du 24 Janvier 2013 à Genève en Suisse.

A travers cette initiative, MOLI compte appuyer le travail de plaidoyer qu’il mène depuis 2011, pour le respect des droits humains en faveur des minorités sexuelles au Burundi, ceci dans le but de promouvoir la culture de documentation des abus des droits humains liées à l’orientation sexuelle et/ou l’identité du genre au niveau local et dans la région des Grands Lacs (Burundi, Rwanda, République Démocratique du Congo).

Pour toute information supplémentaire, veuillez nous adresser un courriel à l’adresse électronique suivante info@moliburundi.org avec comme objet "Informations sur l’initiative Participation des Minorités Sexuelles dans l’Examen Périodique Universel".

Examen Périodique du Burundi, deuxième cycle: Qu’en est-il des minorités sexuelles?

Le Burundi a été examiné dans le deuxième cycle de l’examen périodique universel (www.upr-info.org), pendant la quinzième session qui a eu lieu en date du 24 Janvier 2013 à Genève, en Suisse.

En tant qu’activiste pour les droits humains relatifs aux personnes LGBTI (Lesbiennes, Gays, Bisexuelles, Transgenres et Inter sexes) au Burundi, n’ayant pu participer directement à l’événement, car étant au Burundi, j’ai pu néanmoins participer à l’évènement de retransmission en direct (http://webtv.un.org/live-now/watch/15th-session-of-the-universal-periodic-review-21-january-1-february-2012/1807081747001/) qui a été organisée par la Coalition d’une dizaine d’ONG qui avait soumis une contribution écrite, un peu plus tôt en Juillet 2012, et qui a vu la participation dans la rédaction de MOLI sous le couvert de Heartland Alliance International (www.heartlandalliance.org) sous son aile « Grands-Lacs » (Burundi, République Démocratique du Congo).

Cette retransmission a débuté à 10h00 pour prendre fin à 13h30 (Heure locale) à Bujumbura, Burundi. Cette retransmission s’est soldée par un débat d’une heure très intéressant entre deux-trois représentants de la coalition nationale pour l’EPU, deux membres de la Commission des droits de l’homme du parlement, un membre de la Commission Nationale Independante pour les Droits HImageumains, et quelques membres du Ministère en charge de la solidarité nationale et du genre. Les membres de la communauté diplomatique avaient été invités en tant qu’observateurs sur les recommandations ayant été faites par les Etats observateurs.

Mon constat sur ce débat a été que plusieurs organisations de la société civile burundaise ignorent encore expressément la question des droits pour les personnes LGBTI au Burundi, celle-ci étant encore un tabou, que la longue marche vers la tolérance, le respect et la protection des droits humains aussi bien pour le peuple burundais en général que les personnes LGBTI au Burundi n’est encore qu’à ses premiers pas. Oui, je ne renie pas que les assassinats politiques, la dépréciation du niveau de vie contribuent en une part importante de la vie du pays, mais NON à une quelconque discrimination quelque soit sa base, pour tout citoyen burundais, inclus les personnes LGBTI, inclus les Minorités Sexuelles.

Signalons que le précédent Examen Périodique Universel de 2008 n’avait recueilli que trois recommandations sur la question des personnes LGBTI, mais que ce deuxième cycle en a reçu treize en tout, tous portant sur la décriminalisation des relations sexuelles entre adultes de même sexe consentants.

En effet, le Burundi a été examiné par plusieurs Etats dont des partenaires réguliers de l’Etat du Burundi. Parmi ces pays ayant émis des recommandations sur la question des Minorités spécifiquement aux personnes LGBTI figure notamment la France, les Pays-Bas, les Etats-Unis d’Amérique, la Hongrie, l’Allemagne, la Slovénie, la Thaïlande, le Mexique, et la Colombie. Treize recommandations concernant la décriminalisation des relations sexuelles entre adultes de même sexe consentants ont été élevées au représentant du Gouvernement du Burundi qui était en ce jour là Madame Clotilde Niragira, Ministre en Charge de la Solidarité Nationale et du Genre. La réaction de Madame le Ministre sur les recommandations de décriminalisation des relations sexuelles entre adultes de même sexe consentants n’a été ni satisfaisante, ni décevante, vu qu’elle a fait appel à la compréhension de la part de la communauté internationale quant au respect des coutumes et mœurs du Burundi, et ajouté pour ce fait la décriminalisation n’était pas envisageable pour l’instant.

Serait-ce une déclaration impromptue d’un prochain alourdissement de la criminalisation des relations homosexuelles au Burundi ? Serait-ce un brin d’espoir pour les activistes pour les droits des personnes LGBTI au Burundi ? Serait-ce une déclaration d’intention encore mitigée de la part du Gouvernement du Burundi?

Que de questions, que de questions. Il est de notre devoir en tant que société civile, de faire le suivi de ces recommandations pendant les quatre années à venir…Et une chose est sure, en tant qu’activistes LGBTI, en tant qu’organisations LGBTI, nous ne devrions pas baisser les bras, car réclamer ses droits est la plus légitime des quêtes, et unis, capables, et déterminés, oui nous pouvons, oui nous pourrons. Oui, le mouvement LGBTI au Burundi pourra, il peut.

Aluta continua!

II.