IDAHOT 2016 : Pour la santé mentale d’une communauté LGBT en malaise d’évolution.

Cover IDAHOT 2016, Article 1

« […] Nous, les personnes LGBT, sommes contraintes de vivre clandestinement. En isolement et dans le déni de ce que nous sommes, à cause des contextes discriminatoires dans lesquels nous évoluons, cela garde des conséquences psychologiques qui ne sont même pas, souvent, conscientisées […] »

Une thématique de société et source de mécompréhension, préjugés, rejets et discriminations pour de nombreuses personnes. L’homosexualité est, elle-même, souvent considérée comme une maladie mentale ; rejoignant, ainsi, la longue liste de ces maladies à guérir absolument. Le mal causé par les actions, thérapies, etc. pour guérir et/ou atténuer certains effets de l’homosexualité n’est pas sans répercussions psychologiques. « […] Nous, les personnes LGBT, sommes contraintes de vivre clandestinement. En isolement et dans le déni de ce que nous sommes, à cause des contextes discriminatoires dans lesquels nous évoluons, cela garde des conséquences psychologiques qui ne sont même pas, souvent, conscientisées […] » explique une des participants aux séances de l’atelier AGACIRO.

A l’heure où des avancées considérables sont faites dans les domaines du VIH et autres maladies sexuellement transmissibles et que de véritables croisades sont faites pour contribuer à de meilleures conditions d’être et d’accès à des services de santé adéquats. La thématique de santé mentale reste dans l’ombre d’elle-même souvent à cause d’assomptions personnelles, de fausses informations et d’actions stigmatisant tout ce qui est relatif, à cette thématique. Dans l’entre temps, en plus de la stigmatisation connue ailleurs, cette thématique s’empire doublement, au sein de la communauté LGBT. D’une part par les discriminations faites aux personnes LGBT à cause de leurs orientations sexuelles et identités de genre, d’autre part la situation de ceux vivants et/ou présentant les signes de maladies en plus de leurs conditions d’être et d’évolution en tant que LGBT. Ainsi, il reste d’une évidence que la santé mentale est un contexte de société qui affecte malheureusement, aussi, la communauté LGBT. Ne pas s’adresser à ces cadres revient à contribuer à l’approfondissement des stigmatisations envers cette thématique et, aussi, de vouer un réel soutient à nombreux des discriminations et préjugés envers la communauté LGBT. La thématique de santé mentale est une thématique en besoin réel d’éducation. Une éducation sur les bonnes habitudes à adopter, en tant que personne LGBT, pour garder sa santé mentale en bonne état mais aussi quoi faire, face à ces maladies, qui d’ailleurs restent le plus souvent traitables.

Tu as vu ma sexualité (Lettre à l’Afrique dans mes mots et mon silence)

Témoignage : Espérer pour Vivre


IDAHOT est une journée internationalement célébrée chaque 17 Mai, pour adresser différentes problématiques et questionnements relatifs à des actes d’homophobie et de Transphobie, envers la communauté LGBT. En 2016, elle s’adresse directement à la thématique de santé mentale, dans la communauté LGBT. Elle reste, une journée de célébration ouverte à toutes les personnes soucieuses de faire avancer la compréhension et de promouvoir la lutte contre les préjugés, les stéréotypes, les actions de violences et d’injustices envers la communauté LGBTIQ. Ainsi, en combinaison parfaite entre ces deux thématiques travaillant toutes pour l’inclusion et la considération des enjeux impliquant des catégories de la population discriminées ; des actions spécifiques méritent d’être accordé à cette célébration, par le partage d’informations clés à savoir, des histoires et autres expressions témoignant sur ces maladies et les opinions de la communauté LGBT sur cela.

Plus de lecture

The Warning : Santé Mentale et LGBT

Slate : Quand l’homosexualité était une maladie


 

 

Bujumbura était sans Tabou… A la fin, il y avait un baisé entre deux hommes !

bdi_BujaSansTabou_burundi_2016_IFB

« …C’était un baisé qui disait : Ça c’est une autre histoire ! Ou encore, dans la vie il existe ces choses qu’on ne remarque pas à la première vue mais qui sont là… »

Des titres chocs comme « Et si jésus n’était pas Dieu ? » « Les monologues du vagin » « Je n’aime pas l’Afrique », des vocabulaires libérés dans tous leurs sens, des drames et des comédies rappelant certains des cadres sociaux que traverse le pays, etc. BUJA SANS TABOU, ce festival théâtral de 4 jours a été un moment d’expression et de partage sur ces divers cadres de vie à la burundaise (celles qui suscitent la controverse en temps normaux). Il a su ramener et adresser toutes ces bonnes règles des gens « Bienpensants », prisent pour acquises mais dont rien ne garantit la véracité vraiment.

Jusqu’à hier soir, les jeux d’acteurs étaient au point, le travail et les talents des metteurs en scène à applaudir, les lumières et décors artistique à s’émerveiller sur. Et là, sur scène, quand tout le monde s’y attendais le moins, il y eu ce baisé entre deux hommes ; vrai dans son jeux de rôles et presque incompris dans les premières secondes (la salle a applaudit quand même). « …C’était à la fois une surprise, drôle et merveilleux parce que je n’avais vraiment pas capté le feeling entre les deux hommes… j’ai serré la main de mon ami, nous nous sommes regardé dans les yeux et pour un instant, j’ai eu l’impression de vivre une pause temporelle… A la fin, on a fait que siffle comme tout le reste de la salle d’ailleurs.C’était sans commentaires !  » commente un des spectateurs.

A propos de Buja Sans Tabou.

KEBAB (non, pas comme le sandwich !) est une histoire avec de la naïveté, des trahisons et des mensonges entre 3 étudiants burundais qui s’engouffrent dans un drame avec des violences et des manipulations. Le tout exprimer dans la plus sarcastique des façons. Si l’étalonnage même des scènes a fait que l’histoire débute par la fin, le fameux baisé qu’on remarque directement dans la 1ere partie à susciter une incompréhension, puisque personne n’avait compris que la fin était au début. « …C’était un baisé qui disait : Ça c’est une autre histoire ! Ou encore, dans la vie il existe ces choses qu’on ne remarque pas à la première vue mais qui sont là. » Ajoute un autre spectateur.

Un baisé d'amour et de consentement entre Tshepo Cameron Modisane et Thoba Calvin Sithole, pendant la célébration de leur union, dans la pure des traditions sud-africaines, en 2013. Source photo: www.cnn.com

Un baisé d’amour et de consentement entre Tshepo Cameron Modisane et Thoba Calvin Sithole, pendant la célébration de leur union, dans la pure des traditions sud-africaines, en 2013. Source photo: http://www.cnn.com

Le public n’aura pas eu le temps de comprendre de quoi s’agissait ce baisé puisque la relation, l’amour ou les sentiments entre les deux hommes n’étant point mentionnés, ailleurs, dans le reste du théâtre. Néanmoins, Il semble avoir gardé un sens révélateur sur quelque chose de non-dit, comme si il laissait libre imagination aux spectateurs de penser ce qu’ils veulent. Bref, une expression minimalement osée mais qui symbolise quelque chose de fort. Un non-dit qui souvent est à la base de nombreuses stigmatisations, discriminations et actes de violence, un non-dit qui brise encore des liens pour la moindre des incertitudes.

La vie des minorités sexuelles au Burundi en 2015.

L’homosexualité en Afrique : sens et variations d’hier à nos jours.  

L’amour, les relations de couples, l’expression ou simplement l’existence de sentiments affectives et romantiques entre deux personnes de même sexe, sont hués, diabolisés et criminalisés pour tout et n’importe quelles raisons. Aujourd’hui, la présence de cette catégorie de la population Burundaise, reste indéniable plus que jamais et leurs cadres d’existences méritent peut-être plus de « Buja sans Tabou » pour être adresser et susciter des actions pour améliorer ces quotidiens qui restent toujours de tabou, même pour ceux s’identifiant comme Lesbiennes, Gays, Bisexuel(le)s et Transgenres.

Buja Sans Tabou : Un avant-gout pimenté avec « les monologues du vagin.»

Homosexualité : Regarde en l’air…vois ce que tu peux voir !

Droits des femmes: Vers plus d’égalié des sexes !

Image Mini article

8 Mars 2016, une « journée pour les droits des femmes» et une occasion spéciale, pour nous, d’adresser une pensée particulière et des encouragements à toutes.

Etre une femme est une condition qui se vit pleinement, avec sécurité (mental et physique), espoirs, passions, amours, accomplissements, etc. Félicitations à toutes celles qui, pour leurs droits, vivent et travaillent en contribuant aussi à un monde meilleur où l’accès aux droits humains est possible et en considération des réelles valeurs de tous. Le chemin parcouru, vaut des applaudissements et malgré, les défis qui restent dans les quotidiens, l’impact des actions engagées pour les générations futures vaux aussi des soutiens.

Lire plus sur le thème de l’évènement, en 2016, ici.

S’engager et avancer le message, contre toutes formes de discrimination

Cover Zero Discrimination 2016

« Discrimination » le triste mot qui raconte. De nombreuses personnes en sont sujets pour diverses raisons , tandis que d’autres n’y accordent que peu d’attention. Les conséquences néfastes de ces actes finissent par devenir de malheureuses réalités, pour les victimes et des standards pour les cadres sociaux.

Célébrée, pour la 1ere fois, en 2011, par l’ONUSIDA ; la journée Zéro Discrimination est un appel et un rappel à s’engager contre les diverses formes de discrimination envers les personnes atteintes et/ou vivants avec le VIH/SIDA. 5 ans après, l’idée continue de plaire et elle est, aujourd’hui, un symbole de contribution à un monde meilleur, en s’adressant contre toutes formes de discriminations envers son voisin qu’importe à quoi il ressemble, d’où il vient, qui il aime ou ce qu’est son contexte de vie et d’évolution. Qu’elles soient basées sur l’orientation sexuelle et/ou l’identité de genre, la race ou l’ethnie, la maladie ou le handicap, etc. les discriminations n’ont pas raison d’être.

Engageons et avançons la conversation contre toutes formes de discrimination.

The Price of Exclusion: A Research Guide

This research guide includes bibliographic references to research about the impact of discrimination against LGBT people, including poverty, lost productivity, homelessness, depression and suicide.  The guide accompanies the United Nations video titled “The Price of Exclusion,” narrated by Zachery Quinto. The UN released the video to commemorate the anniversary of the signing of the United Nations Declaration on Human Rights.  This guide provides references and summaries of the research underlying the data cited in the video, and also includes other selected research findings.

JMS 2015 : Communauté LGBT et VIH/SIDA, le lien encore tabou !

AIDS

En 2015, l’ampleur de ses conséquences n’est méconnue de personne, non plus les principaux moyens de transmission et autres cadres mettant à risque la santé de tout un monde. Si les derniers chiffres en date parlent de recrudescences, il n’est point sage de se reposer sur ses lauriers quand certaines catégories de la population restent en arrière dans l’information et l’accès aux services de santé adéquats. Plus grands objectifs restent à envisager pour plus d’informations et de facilités d’accès aux médicaments et autres services relatives, ainsi permettre l’éradication cette pandémie d’ici 2030.

34 ans après la découverte du VIH/SIDA dans le monde ; Au Burundi, le lien entre la communauté LGBT et le VIH/SIDA échappe encore à la réalité de nombreuses personnes : par manque d’informations, par désintéressement volontaire ou non, ou simplement par ignorance. Résumé en 5 points, voici les enjeux essentielles à comprendre sur l’inclusion et l’accès aux services adéquats, pour cette communauté face au VIH.

  1. Si l’état Burundais, dans son article 567 du code pénale, criminalise les rapports sexuels entre personnes de même sexes depuis 2009 ; Ceci est, aujourd’hui, une porte ouverte pour plusieurs justifications de haines, discriminations et violences envers nombreux des personnes identifiés ou d’identifiants comme LGBT. En toile de fond de cette discrimination, les conditions d’être et d’évolution difficiles s’accentuent pour ces personnes, les menant à des cadres de vie, à haut risque d’expositions, face aux maladies sexuellement transmissibles.
  1. Nombreux sont les organisations travaillant dans la lutte contre le SIDA et ayant compris l’intérêt d’inclure ces populations dans leurs stratégies de travaille. Ils trouvent toujours difficile d’accéder et de s’adresser à une catégorie de la population, contraint à être invisible et sans voix. Si l’accès et l’utilisation des préservatifs et des gels lubrifiants, pour tout le monde, est moins méconnue dans les régions urbaines, Il reste de commun réflexion à imaginer ce que expérience les personnes LGBT dans les régions rurales.
  1. Les infections du VIH/SIDA restent réel dans les cadres locales ; si certaines personnes, semblent encore n’être point inquiéter par cela ; il est de nécessiter à adresser l’importance que joue l’information et l’éducation, sur ce sujet. Ceci en écartant des préjugés courants de « Promotion de l’homosexualité » et en favorisant des actions qui maximisent l’attention à porter sur la santé sexuelle et reproductive de tout le monde, peu importe l’orientation sexuelle et/ou identité de genre ; Aussi à l’accès aux médicaments et aux services de santé adéquats.
  1. Si les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH ou MSM) connaissent le plus grand risque face au VIH/SIDA, la maladie concerne aussi bien les autres catégories du LGBT : notamment les lesbiennes, les hommes/femmes transgenres, les hommes/femmes bisexuelles. Éviter de monopoliser l’attention et les actions sur un seul groupe de toute une catégorie déjà discriminée, est un bon moyen de lutter contre l’ignorance du VIH/SIDA dans la communauté LGBT mais surtout permettre l’émergence d’initiatives inclusives pour tous.
  1. La responsabilité face au VIH/SIDA est pour tous, aussi la promotion du respect/non-discrimination des personnes infectées. Si le travail actuel permet une existence et un certain accès à des services de santé, il est de commun nécessité à éttendre le dialogue et surtout maximiser les retombés de la conversation sur comment lutter contre la discrimination des personnes infectées.

Lire aussi : Regarde en l’air…Vois ce que tu peux voir !

Lire aussi : Droits Humains et lutte contre le SIDA, les deux fonts la paire.