Journée mondiale de la population 2015

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11 Juillet 2015_Célébrée chaque année depuis 1989, cette journée est placée en 2015 sous le thème : « Les populations vulnérables dans les situations d’urgence ».

La thématique des populations est un sujet en rapport avec nombreux des thématiques d’intérêt politique, social, culturel et humanitaire. C’est une source riche d’informations de tous genres sur les conditions de vie, les progrès réalisés, mais aussi les leçons à apprendre sur les divers domaines de la vie humaine afin de continuer à promouvoir le développement durable pour toutes les populations du monde.

Si l’expression même « Populations du monde » sous-entend un certain sens de globalité, d’unicité, d’actions d’ensemble ; il est cependant étonnant et très déplorable de constater comment certaines catégories de ces populations restent traitées en citoyens de seconde zone, par leurs propres entourages et malheureusement parfois, par leurs propres gouvernements. Ces populations marginalisées pour tout et n’importe quelle raison, évoluent « en pourtour » des avantages et des occasions de développement dont bénéficient les autres, souvent sans moyens tangibles d’y accéder, et dans le cas où ils en ont accès, ils font face à d’autres défis non moins négligeables, ne favorisant pas leur développement au même titre que le reste des populations.

La Journée mondiale de la population a pour objectif d’attirer l’attention sur l’urgence et l’importance des questions des populations et entre surtout dans un cadre global de contribution, à travers le monde, à la réalisation des objectifs de la Charte des Nations Unies ainsi qu’à la sensibilisation du public sur ces sujets. Dans le secteur des droits humains, elle reste aujourd’hui un des bons moyens pour partager sur l’inaliénabilité, l’indivisibilité et l’universalité des droits garantis à toutes les populations sans exception aucune.

Les conditions de vie des minorités sexuelles en 2015 au Burundi, restent insatisfaisantes et nombreux sont les défis quotidiens auxquels font face cette catégorie de la population vulnérable au Burundi : accès aux services juridiques et sanitaires adéquats, protection contre les actions de violences physiques et psychologiques, droits à l’information sur la santé sexuelle et reproductive, l’égalité des genres, les droits sociaux, etc.

Le gouvernement burundais doit prendre conscience que la présence des minorités sexuelles dans sa population est un fait indéniable, mais surtout avoir le courage d’affronter les besoins auxquels font face ses populations, pour pouvoir mettre en œuvre des politiques qui répondent aux besoins présents et futurs, dans un sens global du développement durable de toutes ses populations.

Les droits humains restent un point clé vers le développement durable des populations du monde. Ainsi, considérer et contribuer aux cadres d’évolution des populations vulnérables dans leurs situations quotidiennes aussi reste une nécessité pour tous.

Regarde en l’air…vois ce que tu peux voir.

Caricature sur l'homophobie en afrique (Source : worldink.org)

Caricature sur l’homophobie en afrique (Source : worldink.org)

Voté pour la première fois au Burundi en 2009, l’article 567 punissant d’une servitude pénale de trois mois à deux ans et d’une amende de cinquante mille francs à cent mille francs ou d’une de ces peines seulement, les relations sexuelles entre personnes de même sexe, est devenue l’une des force de base et un pilier de justification pour de nombreux cas de violations homophobes et discriminatoires tant physiques que psychologiques, envers les personnes s’identifiant et/ou identifier comme Lesbiennes, Gay, Bisexuel(les) et Transgenres, couramment connues sous la nomination de minorités sexuelles ou communauté LGBT.

Si le climat sociale par rapport à cette « délicate attention portée sur l’homosexualité » reste d’une tension palpable et que des opinions « Pro africain », « Pro Culture », « Pro religion » et « Anti envahissement occidental » ne contribuent qu’ à ironiser de nombreux autres discours et principes de vie sur le respect, la tolérance , l’égalité, etc. de la morale basique de nombreux Burundais. Les haines vouées à l’homosexualité se nourrissent du jour au lendemain des conditions de vie politiquement et économiquement instables, des propos d’évangélistes et autres témoins de « la bonne nouvelle de Dieu pour tous» (à la rescousse de l’Afrique ?)  et surtout d’une marginalisation assez remarquable du travail des défenseurs de droits humains, activistes et autres âmes bien éveillées pour l’amélioration des conditions de vie des minorités sexuelles dans les sociétés locales. Souvent sans moyens d’accéder, facilement, à l’espace civique pour s’exprimer, s’organiser et mener des actions, ils sont aussi mise à l’écart dans le sphère de la société civile et doivent, souvent, fournir des doubles efforts pour s’intégrer au même titre que les populations qu’ils défendent; ceci étant une condition ne facilitant pas les différents actions de plaidoyer pour les droits humains qui sont des droits pour tous, les LGBT y compris.

Défenseurs de droit humain participant à la première marche des fiertés en Ouganda, Aout 2012 (source: http://www.dw.com/en/film-shows-increasing-homophobia-in-uganda/a-16253642)

Défenseurs de droits humains participants à la première marche des fiertés organisée en Ouganda, Aout 2012 (source: http://www.dw.com/en/film-shows-increasing-homophobia-in-uganda/a-16253642)

Alors que l’hypocrisie étatique (puisque garantissant des droits qu’elle n’arrive pas à faire respecter) fait toujours ses preuves pour plus d’un cas, elle reste un grave délit aux droits humains malgré les nombreuses ratifications de l’état Burundais dans sa propre constitution, aux conventions de l’E.A.C., de l’Union africaine, etc. A titre d’exemple seulement, dans un contexte locale, la constitution garantie :

  • Dans son article 14 sur les valeurs fondamentales: « Tous les burundais ont le droit de vivre au Burundi dans la paix et dans la sécurité. Ils doivent vivre ensemble dans l’harmonie, tout en respectant la dignité humaine et en tolérant leurs différences.»
  • Dans son article 32 sur les valeurs fondamentales: « La liberté de réunion et d’association est garantie, de même que le droit de fonder des associations ou organisations conformément à la loi. »
  • Dans son article 62 sur les devoirs individuels : « Toute personne a le devoir de respecter ses compatriotes et de leur témoigner de la considération, sans discrimination aucune.»
  • Dans son article 67 sur les devoirs individuels : « Chaque individu a le devoir de respecter et de considérer son semblable sans discrimination aucune, et d’entretenir avec lui les relations qui permettent de promouvoir, de sauvegarder et de renforcer le respect et la tolérance. »

    Supporteurs, masqués, de la protestation contre la loi anti LGBT en Ouganda, à Nairobi. Photographie de  Dai Kurokawa/EPA

    Supporteurs, masqués, de la protestation contre la loi anti LGBT en Ouganda, à Nairobi. Photographie de Dai Kurokawa/EPA

Si les organisations LGBT ne réussissent pas encore à s’enregistrer et à travailler ouvertement en identitaire de leurs objectifs(quoi que la loi le permettant) et que la communauté LGBT continue d’évoluer dans des contextes de vies déplorables à la merci de « Qui veut donner ses avis sur comment ne pas être homosexuel » et sans pouvoir d’expression en faux contre cela ; il est important de mentionner que le sens rapporteur de ces divers faits de la vie et l’activisme LGBT burundaise, va dans une optique globale de réflexion sur l’impact de l’homophobie sociétale et étatique dans la vie de tous ces gens qui, traités et évoluants en citoyens de second zone restent avec des volontés d’être respecter avec la dignité qu’ils méritent. L’homosexualité reste un fait de la sexualité humaine locale (quoi que restant tabou) et les répercussions négatives sur la vie des personnes homosexuelles est mentionner, autant qu’il faut car ne contribuant en rien sur l’avancement de la société burundaise, en générale.

« La règle d’or de la conduite est la tolérance mutuelle, car nous ne penserons jamais tous de la même façon, nous ne verrons qu’une partie de la vérité et sous des angles différents. » Gandhi
Homme politique, Philosophe, Révolutionnaire (1869 – 1948)

De la haine envers les minorités sexuelles…toujours aussi gratuitement.

Capture d'écran prise dans la vidéo sur "les défis que rencontrent les personnes LGBT refugiées en afrique du sud" https://youtu.be/20xDFBDgcj0

Après quelques semaines seulement de célébration de la journée internationale de lutte contre l’Homophbie et la Transphobie_ IDAHOT 2015, vendredi 29 Mai 2015, une jeune transgenre s’est fait violemment agressée par un groupe de jeunes homophobes, dans une des boites de nuit fréquentée  par les communauté LGBTIQ de la ville de Bujumbura.

En sorti avec ses ami(e)s, deux jeunes se mirent à la pointer du doigt en insinuant des propos homophobes, que c’est un pédé et la chamaillerie éclata quand la victime décida de les répondre ; une troisième personne s’invita, alors, dans la querelle et essaya même de la déshabiller tout en lui donnant des coups de pieds à la jambe droite allant même à lui donner un coup de doigt à l’œil laissant des ecchymoses à cette dernière; la victime appela la sécurité de la boite de nuit et celle-ci réussit à mettre dehors les jeunes hommes. Vers 4h quand la victime se décida de rentrer, elle trouva que les 3 jeunes l’attendaient dehors et par surprise ils la poussèrent par terre et commencèrent à la tabasser en lui donnant des coups de pieds à la côte allant jusqu’à même déchirer sa robe ; le videur essaya tant bien que mal de les retenir, mais ils insistaient qu’il devrait les laissé la frapper parce que ce n’était qu’un pédé, la victime réussissat à s’échapper et courut jusqu’à sa voiture.

Malheureusement les trois homophobes arrivèrent directement et giflèrent une de ses amies avec qui elle rentrait, ils donnèrent des coups de pied sur sa voiture laissant des éraflures sur la peinture et endommagèrent même le feu arrière droit. A partir de là, une course poursuite entamât et la victime remarquât qu’on lui lançait des pierres, la victime croyant être tirer d’affaires, remarqua que les homophobes la poursuivait ; arriver à une barricade de police elle réussissat à expliquer aux policiers qu’il y avait des personnes malintentionnées qui lui étaient entrain de la poursuivre, ceux-ci la laissa passer sans problème et arrêtèrent la voiture des jeunes homophobes, mais eux aussi réussirent à duper les policiers en leur racontant qu’ils poursuivaient un voleur, la course poursuite continuât mais heureusement la victime avait réussi à prendre une longueur considérable sur eux, et eurent juste le temps d’entrer au domicile de ses parents, échappant ainsi à ce qui aurait pu être pire comme situation.    

Flavianna Naze, Transgenre Burundaise réfugiée en Afrique du sud. Capture d’écran prise dans la vidéo sur « les défis que rencontrent les personnes LGBT refugiées en afrique du sud ». https://youtu.be/20xDFBDgcj0

Ce genre de violations est une des nombreuses mauvaises expériences auxquelles se heurte le quotidien des minorités sexuelles vivant aux Burundi. La plupart des cas passant souvent inaperçu à cause des conditions sans sécurités ni protections, dans lesquelles travaillent les activistes pour documenter ces cas et des victimes sans moyens tangible de porter plainte à la police à cause du climat généralement intolérant et de l’augmentation des cas de discriminations, stigmatisations, mépris, et propos haineux, envers eux. La communauté LGBTIQ juge bon de se taire, encaissant injustice sur injustice mais surtout se repliant plus sur elle-même, ce qui cause à pour conséquence par exemple, un manque de leadership affirmé pour changer ces conditions de vie.

  • Lire l’histoire de Housna dont la mort a connu une violente réaction de la part des chefs religieux, allant jusqu’à refuser une bénédiction pour son enterrement.
  • Lire le rapport J’aime mon pays mais mon pays ne m’aime pas. sur des cas de violations envers la communauté LGBTIQ burundaise.

     Depuis le 22 Avril 2009, les minorités sexuelles vivent dans un climat de persécution constante, et subissent quotidiennement des abus des droits humains basés sur l’orientation sexuelle et l’identité et l’expression de genre, climat prévalant avec la promulgation du Code Pénal en son article 567 stipulant que : « Quiconque fait des relations sexuelles avec la personne de même sexe est puni d’une servitude pénale de trois mois à deux ans et d’une amende de cinquante mille francs à cent mille francs ou d’une de ces peines seulement.», texte qui a donné cours à une mesure discriminatoire envers les jeunes élèves LGBT sous peine d’exclusion du système d’éducation du Burundi, sous l’article 9 de l’Ordonnance Ministérielle No 620/613 du 7 Juin 2011 portant fixation du Règlement Scolaire en vigueur au Burundi. Toutes ces dispositions se formant dans un pays qui a ratifier diverses traiter de protection des droits humains.

surtout accentuant les situations de haines, stigmatisations et discriminations des minorités sexuelles à travers tout le pays.

31 Mai 2015, Journée Mondiale sans Tabac: « éliminer le commerce Illicite des produits du tabac. »

Affiche Anti tabagisme 2015

En cette journée de sensibilisation contre le tabagisme, le Mouvement pour les libertés Individuelles_ MOLI soutient et partage le message de l’Organisation Mondiale de la Santé – OMS: éliminer le commerce Illicite des produits du tabac. comme une invitation à l’adoption responsable de comportements favorisant le bien-être et la bonne santé au sein de la communauté LGBTIQ Burundaise.

En effet, Le tabagisme reste l’une des causes, déplorables, de mortalité pour les populations du monde, la communauté LGBTIQ y compris: Cancers, complications respiratoires et autres problèmes sanitaires et économiques; Fumer reste un moyen irresponsable de détériorer sa santé malgré les nombreuses sensibilisations faites à ce sujet, mais aussi une grave atteinte aux droits humains car fumer affecte beaucoup les personnes dans votre entourage (Fumeurs passifs).

A lire aussi :


Precisons que le Le Burundi a ratifié la convention cadre de lutte anti tabac du 21 mai 2003[1], par la loi n 1/019 du 08 novembre 2005 portant ratification de la convention cadre de l’OMS pour la lutte antitabac[2]. Les études commanditées par le ministère de la santé public et de la lutte contre le SIDA montrent que le tabagisme est un véritable problème de santé publique. Les études parcellaires réalisées à Bujumbura, montrent une prévalence de 14,6% à l’Université du Burundi, de 23, 6% dans  deux grandes entreprises du Burundi et de 12,4 dans les écoles secondaires de Bujumbura, d’où l’utilisation des directives pour l’application de l’article 5.3  de la convention aura un impact majeur sur les politiques de luttes antitabac[3].
Bien qu’il y ait une limitation d’âgée pour la consommation de l’alcool[4]. Le Burundi n’a pas encore adopter de mesure législative( loi antitabac), exécutive, administrative, ou autres mesures efficace prévoyant une protection contre l’exposition a la fumée du tabac dans les lieux de travail intérieur, les transport publics, les lieux publics intérieurs et, le cas échéant, d’autres lieux publics.( article 8 de la convention cadre de l’OMS pour la lutte antitabac)
[1]          http://www.who.int/tobacco/framework/WHO_FCTC_french.pdf
[2]             http://www.assemblee.bi/IMG/pdf/loi%20n%C2%B01_19_du_08_novembre_2005.pdf
[3]     https://www.minisante.bi/index.php/actualites1/179-l-industrie-du-tabac-le-loup-deguise-en-agneau
[4]     Article 501 de la loi nº 1/05 du 22 avril 2009 portant révision du code pénal

Oui pour une visibilité BI …

800px-Bisexual_flag … a l’heure ou la Bisexualité est encore incomprise par certains, empreinte de préjugées et des suspicions de toutes parts, et ce au sein même de la communauté gay, ce qui cimente une BIphobie sans nom, qui ne cesse de créer un climat hostile à cette identité.

Porter un message d’encouragement sur la visibilité des personnes bisexuelles est plus que nécessaire pour dire non aux idées-reçues sur la bisexualité mais surtout aux stigmatisations et autres haines envers les personnes bisexuelles. Ce n’est ni une mode, ni une perdition !

Les bisexuel-le-s méritent dignités et le respect de leur personne et valeurs qu’ils/elles représentent comme tout être humain.

MOLI souhaite à toutes les personnes bisexuelles une bonne soirée de visibilité bisexuelle.
Célébrée le 23 septembre de chaque année, les activités de célébration de cette journée sont programmées pour une date ultérieure…

« Quand on est à l’aise avec sa sexualité, on a pas besoin de critiquer celle des autres » C.R.

Before Night Falls ( Avant la nuit )

Before Night Falls est basé sur l’autobiographie du poète et romancier cubain Reinaldo Arenas. Dans le film, Arenas, qui était ouvertement gay, est né en Oriente en 1943 et élevé par sa mère seule et ses parents, qui déménagent bientôt toute la famille à Holguín. Après avoir déménagé à La Havane dans les années soixante pour poursuivre ses études, Reinaldo commence à explorer ses ambitions, ainsi que sa sexualité. Après avoir reçu une mention d’honneur dans un concours d’écriture, Arenas se voit offrir la chance de publier son premier ouvrage. Grâce à son travail et d’amitié avec d’autres hommes ouvertement gays (comme Pepe Malas et Tomas Diego), Arenas parvient à se trouver.

Le climat politique à Cuba devient de plus en plus dangereux, et au début des années soixante-dix Arenas est arrêté pour agression sexuelle sur mineur, et pour publication à l’étranger sans autorisation officielle. Dans la prochaine décennie, Arenas est dans et hors de prison, et tente de quitter le pays à plusieurs reprises.

En 1980, Arenas quitte définitivement Cuba pour les Etats-Unis, commence une nouvelle vie avec son ami et amant Lazaro Gomez Carriles. Quelques années plus tard, Arenas est diagnostiqué avec le SIDA, et après avoir passé plusieurs années de souffrance, il meurt en 1990 avec l’aide de Lazaro.

Mélangeant la thématique d’une homophobie sponsorisée par l’Etat ainsi que celle du VIH dans la communauté gaie, ce film nous conduira à une réflexion sur une lutte effective et progressive contre l’homophobie ainsi que les stratégies à mettre en place en vue d’une résilience a l’intolérance.

RDV : Jeudi 16 Mai 2013, 17h30 au Centre Remuruka